Parmi les hormones responsables des bourrelets et autres poignées d’amour, l’insuline et le cortisol ne sont pas innocents de tout crime. Le cortisol est une hormone jouant un rôle de messager. Sur commande du cerveau, il est libéré dans le sang par des glandes situées au-dessus des reins. En cas de stress, il stimule le système nerveux central, accroît le phénomène de rétention d’eau et augmente le taux de glucose sanguin (l’énergie disponible). Il stimule le métabolisme des protéines (pour réparer une lésion) et régule la pression sanguine. Le cortisol est aussi anti-inflammatoire et anti-allergique; c’est pourquoi des molécules de la même famille, comme la cortisone, sont utilisées comme médicaments contre les inflammations, les allergies (asthme), les rejets de greffe, etc.

Mais comme le cortisol est surtout l’hormone du stress, il peut grimper en flèche, modifier divers paramètres de l’organisme et faire grossir! En effet, il existe un lien entre le cortisol et la graisse abdominale, car, lorsque le stress est chronique, il induit un flot constant de cortisol qui va stimuler l’insuline. Or, l’on sait que celle-ci encourage le stockage des graisses (voir ci-après).