Le sel (sodium) et l’eau sont étroitement liés. Si l’organisme retient du sel, il retient également de l’eau et, inversement, quand il perd de l’eau, il élimine aussi du sel. En temps normal, l’organisme requiert 1 à 2 g de sel par jour afin d’assurer ses fonctions physiologiques et métaboliques normales, et comme les besoins sont accrus en cas de forte chaleur ou d’ef- fort prolongé (on y vient!), un apport normal de sel provenant  de alimentation se situe davantage aux alentours de 6 à 8 g par jour.

Ce qui vous attend si vous consommez trop de sel
Le problème est que l’on s’habitue vite à manger plus salé.
Entre la consommation d’aliments industriels et le maniement intempestif de la salière, on en vient parfois à consommer plus de 12 g de sel par jour!
Or, il faut savoir qu’un excès de sel peut être néfaste pour la santé, provoquant une fuite du calcium dans les urines – ce qui fragilise les os – et une augmentation de la pression artérielle. D’autre part, le sel ouvre l’appétit et donne ainsi l’occasion aux cellules adipeuses (adipocytes) de prendre du volume – ce qui peut être la cause de nombreux troubles circulatoires et au final, de l’apparition de la cellulite. Pour l’heure, suivez ces quelques bons plans pour
éviter de vous gaver de sel:

Ayez la main légère
Versez moins de sel dans l’eau de cuisson des aliments et ne resalez pas à tour de bras une fois le plat servi. Nous consommons 4 kg de sel par an, soit 2 fois plus que la dose maximale fixée par l’Organisation mondiale de la santé !

Optez pour…
— une salière dotée d’un seul trou de petite taille. Au mieux, achetez de la fleur de sel de Camargue ou de Guérande: sa qualité est telle que quelques grains suffiront à obtenir un goût salé.

Faites le test
En deux semaines environ, votre palais s’habituera à des saveurs nouvelles et moins prononcées.

Remplacez le sel…
… par des épices et des aromates, tout aussi efficaces pour relever le goût de vos plats.

Soyez inventive
Ajoutez à vos sauces ou à vos plats de l’ail, des oignons, de l’échalote, des légumes aromatiques, de la tomate fraîche, des champignons, des poivrons…

N’oubliez pas…
… les pignons de pin, les graines de sésame, les noix, les amandes, etc. pour donner des saveurs subtiles à vos plats.

Faites des associations
Mariez des fruits et des légumes, comme les carottes râpées et les raisins secs, le chou rouge et la pomme, etc.

Utilisez des produits frais
Er ce aussi souvent que possible. Saviez-vous que 75 % du sel consommé provient des produits alimentaires industriels? Le pain de mie, les biscottes, le fromage, la charcuterie, les sauces prêtes à l’emploi, les soupes, les viennoiseries et les amusegueules en contiennent plus qu’il n’en faut !

Cuisinez des sauces et vinaigrettes maison
Et faites-vous plaisir avec des vinaigres aromatisés (à la framboise, à l’échalote, etc.) pour leur donner un goût plus corsé.

Préparez vous-même vos potages
En effet, les soupes du commerce sont très salées. Utilisez des légumes aussi variés que possible et ajoutez, en fin de cuisson, une cuillère de crème fraîche ou une noix de beurre. Vous pouvez en faire en quantité et congeler ensuite des portions-repas.

Évitez de cumuler
Attention à l’association d’aliments naturellement salés au cours d’un même repas. Charcuterie, fromage et saumon fumé ne font pas bon ménage.

Limitez-vous
1 portion de fromage par jour (30 g) peut être complétée par des yaourts ou du fromage blanc, qui, eux, ne sont pas salés.

Privilégiez certains modes de cuisson
La cuisson en papillote (vos viandes et poissons sont couchés sur un lit de légumes) ou les courts-bouillons (ajoutez-leur un bouquet garni et des aromates ou des épices) sont des modes de cuisson idéals.

Et enfin, buvez!
C’est encore le meilleur moyen de prévenir la rétention d’eau. Méfiez-vous en revanche de certaines eaux gazeuses dont la teneur en sodium est élevée.